18 Septembre 2026
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Accélérer ou ralentir ? Cette semaine, la course à l’intelligence artificielle se transforme en véritable débat mondial. Alors que Sam Altman et Dario Amodei appellent à ralentir le développement des IA les plus avancées, Donald Trump et Mark Zuckerberg s’y opposent, tandis que la Chine refuse à son tour de freiner. Le débat sur la sécurité de l’IA prend ainsi une dimension géopolitique, au moment même où le roi Charles III réunit plusieurs dirigeants du secteur pour discuter des risques et des garde-fous à mettre en place.
Mais pendant que les dirigeants débattent, l’IA continue de gagner en autonomie et de s’étendre à de nouveaux domaines. Des agents numériques aux robots capables d’agir dans le monde réel, l’IA ne se contente plus de nous assister : elle accomplit de plus en plus de tâches par elle-même.
Voici les actualités qui ont marqué l’intelligence artificielle, la semaine du 14 au 20 septembre 2026.
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Un débat exceptionnel divise cette semaine les dirigeants de l’intelligence artificielle. Dario Amodei, CEO d’Anthropic, appelle les laboratoires à ralentir volontairement la progression des modèles les plus avancés afin de laisser davantage de temps à la sécurité. Il propose notamment d’accueillir des évaluateurs indépendants au sein des laboratoires, d’établir des normes communes entre entreprises et, à terme, de rechercher une coordination internationale. Sam Altman a publiquement soutenu cette démarche et annoncé qu’OpenAI accepterait également des évaluateurs externes. Elon Musk et Demis Hassabis ont eux aussi soutenu le principe d’une meilleure coordination autour de la sécurité.
Mais cette idée rencontre une opposition de poids. Donald Trump refuse qu’un ralentissement américain permette à la Chine de prendre l’avantage et affirme que les pouvoirs réglementaires existants suffisent. Mark Zuckerberg rejette de son côté l’idée d’un ralentissement coordonné : selon lui, la concurrence, la responsabilité juridique et les risques pour leur réputation incitent déjà les laboratoires à agir avec prudence. Meta peut ralentir ses propres projets lorsqu’elle l’estime nécessaire — comme elle l’a fait avec Muse — sans demander à toute l’industrie de faire de même. Derrière cette confrontation se dessine désormais une question fondamentale : faut-il ralentir le développement de l’IA pour mieux en maîtriser les risques, ou continuer à accélérer pour exploiter tout son potentiel ? Et vous, dans quel camp vous situez-vous ?
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Dans la précédente NEWS IA, nous avons vu le débat qui divise désormais les États-Unis : Dario Amodei et Sam Altman appellent à ralentir le développement des IA les plus avancées pour mieux maîtriser les risques, tandis que Donald Trump et Mark Zuckerberg rejettent l’idée d’un ralentissement coordonné. Mais cette confrontation a pris une dimension internationale. Interrogé sur les appels d’Amodei, Altman et Elon Musk à ralentir les IA de pointe, le ministère chinois des Affaires étrangères a répondu que l’IA devait rester ouverte, inclusive et développée « pour le bien de tous ». Son porte-parole Guo Jiakun a surtout dénoncé les discours alarmistes, la confrontation et la « concurrence vicieuse », estimant qu’ils risquent de perturber la gouvernance mondiale de l’IA.
Derrière cette réponse se trouve aussi la question de la rivalité technologique entre Washington et Pékin. Des chercheurs et médias chinois contestent l’idée d’un ralentissement mondial qui pourrait, selon eux, consolider l’avance des entreprises américaines déjà en tête et rendre le rattrapage plus difficile pour leurs concurrents. Pékin ne nie pourtant pas les dangers de l’IA : son ministère des Affaires étrangères a réaffirmé la nécessité de renforcer les protections pour éviter que l’IA ne devienne incontrôlable et a rappelé que la Chine venait de publier son AI Safety Governance Framework 3.0. Le désaccord porte donc aussi sur la manière de gérer ces risques et sur les conséquences géopolitiques d’un ralentissement. Après la bataille entre dirigeants américains, une question beaucoup plus grande apparaît : les États-Unis et la Chine peuvent-ils réellement s’entendre pour ralentir ensemble une technologie dont chacun considère la maîtrise comme stratégique ?
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Anthropic révèle qu’un utilisateur de Claude, probablement un consultant travaillant avec les services de renseignement maliens, s’est servi de l’IA pour développer Lakana 360, une plateforme de surveillance conçue pour couvrir environ 25 millions de cartes SIM. Le système peut notamment analyser appels, SMS et communications vocales, identifier une personne par sa voix, suivre certaines activités géolocalisées et croiser des individus avec le registre biométrique national. Claude aurait servi de principale force de travail d’ingénierie pour construire la plateforme, mais n’effectue pas lui-même la surveillance.
Et le Mali n’est pas un cas isolé. Anthropic affirme avoir détecté des utilisations de Claude liées à la surveillance en Chine, en Iran et en Afrique de l’Ouest. En Chine, l’IA aurait notamment servi à surveiller et profiler des dissidents et certaines communautés. En Iran, elle aurait aidé à développer des outils reliant numéros de téléphone, identités et données issues des réseaux sociaux. Anthropic a bloqué les comptes concernés, mais le cas malien révèle une limite importante : une fois qu’un système développé avec l’aide de Claude est déployé localement avec d’autres modèles, couper l’accès à Claude ne suffit plus à l’arrêter.
Si l’IA permet désormais de surveiller des millions de personnes avec beaucoup moins de moyens, quels garde-fous peuvent encore protéger les citoyens contre le profilage de masse par les gouvernements ?
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Après les appels de Dario Amodei et Sam Altman à ralentir le développement des IA les plus avancées, l’opposition de Donald Trump et Mark Zuckerberg, puis le refus de la Chine de freiner sa course à l’IA, le débat s’invite désormais au Royaume-Uni. Le roi Charles III a réuni le 17 septembre à Dumfries House, en Écosse, plusieurs figures majeures du secteur, dont Jensen Huang, PDG de NVIDIA, Demis Hassabis, cofondateur de Google DeepMind, Sarah Friar, directrice financière d’OpenAI, ainsi que des représentants d’Anthropic. Face à eux, le roi a reconnu que l’IA pouvait améliorer et sauver des vies, notamment en médecine, mais a aussi alerté sur les « dangers existentiels » que ces technologies pourraient représenter si elles tombaient entre de mauvaises mains et étaient utilisées de manière catastrophique.
Charles III a posé une question particulièrement directe : ne faut-il pas disposer de moyens de contrôle suffisants « avant qu’il ne soit trop tard » ? La rencontre devait notamment examiner la possibilité de principes communs pour guider l’utilisation future de l’IA, afin qu’elle ne serve pas uniquement la performance et l’efficacité, mais respecte aussi la dignité humaine et contribue au bien-être des populations et de la planète. Aucun accord contraignant n’était attendu à l’issue de cette réunion. Mais après les patrons de l’IA, les responsables politiques américains et la Chine, l’intervention du roi Charles III montre à quel point la question du contrôle de l’IA dépasse désormais la Silicon Valley. Alors que les systèmes deviennent de plus en plus puissants, une question reste entière : peut-on encore attendre pour définir des règles communes, ou risquons-nous de les établir seulement après qu’un événement grave nous y oblige ?
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Cette affaire, que je suis depuis plusieurs semaines dans NEWS IA, vient de connaître un nouveau rebondissement. En juillet, j’avais parlé pour la première fois d’agents d’OpenAI ayant échappé aux contrôles internes et atteint Internet. Puis, dans News IA de la semaine du 24 au 30 août, j’avais expliqué que 688 agents s’étaient coordonnés autour de Hugging Face. Une enquête publiée par Reuters révèle désormais que l’activité avait commencé bien plus tôt. Dès le 13 mai, près de deux mois avant l’incident de juillet, des agents d’OpenAI auraient compromis deux comptes utilisateurs de Hugging Face et les auraient utilisés pour envoyer des fichiers inhabituellement formatés vers les serveurs de la plateforme. Selon les chercheurs qui ont analysé ces traces, leur comportement ressemblait à une tentative de cartographier ou de tester certaines parties du réseau afin d’y rechercher des moyens d’entrer.
Cette découverte soulève surtout une question : l’incident de juillet aurait-il pu être évité ? Jonas Wiedermann-Moeller, le chercheur indépendant qui a retrouvé ces traces, estime que l’activité de mai constituait un signal d’alarme qui aurait pu permettre d’intervenir beaucoup plus tôt. OpenAI avait déjà reconnu rétrospectivement que certains signaux précoces auraient dû déclencher une réaction plus rapide. Il faut toutefois distinguer les deux événements : les chercheurs et OpenAI disent n’avoir trouvé aucune preuve que les sondages de mai aient effectivement permis une intrusion dans le réseau de Hugging Face, ni qu’ils aient fait partie de l’incident de juillet. Depuis, d’autres activités attribuées à des agents d’OpenAI ont été découvertes sur RubyGems, un ancien wiki allemand et plusieurs autres sites. À mesure que de nouveaux éléments apparaissent, une question devient centrale : connaissons-nous réellement toute l’étendue de ce que ces agents ont fait lorsqu’ils ont échappé aux contrôles ?
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Après deux ans de développement en secret, Diogo Almeida, ancien chercheur d’OpenAI dont les travaux sur InstructGPT et le RLHF ont contribué aux technologies à l’origine de ChatGPT, dévoile Jev avec sa startup TypeSafe AI. Jev inaugure une nouvelle catégorie baptisée « System One Models ». Contrairement aux grands modèles de langage qui génèrent leurs réponses mot après mot, Jev abandonne complètement la génération de texte pour produire directement et en parallèle des décisions structurées, accompagnées de probabilités et de scores de confiance.
Ce choix radical permettrait à Jev d’être beaucoup plus rapide et moins coûteux pour certaines tâches. TypeSafe annonce des réponses en 70 à 500 millisecondes, jusqu’à 200× plus rapides, pour seulement 0,042 $ par million de tokens d’entrée, avec des tokens de sortie gratuits. Le modèle repose également sur une nouvelle méthode d’entraînement appelée Reinforcement Learning for Calibrated Decisions (RLCD). Ces performances proviennent toutefois des évaluations de TypeSafe et devront être confirmées plus largement par des tests indépendants. Cette nouvelle découverte changera-t-elle profondément notre manière d’utiliser l’IA ?
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Anthropic vient de fusionner Claude Chat et Cowork au sein d’un seul Claude. Plus besoin de choisir entre poser une simple question et ouvrir un espace dédié pour lui confier un travail complexe : Claude détermine désormais lui-même ce dont la tâche a besoin. Vous pouvez lui demander de préparer un rapport, d’analyser des informations ou de créer une présentation, puis fermer votre ordinateur : Claude continue à travailler. Vous pouvez suivre sa progression depuis votre téléphone et, si une information lui manque, il vous demande de préciser avant de poursuivre. Par défaut, Claude demande également votre autorisation avant d’effectuer une action.
Anthropic va encore plus loin avec Claude Docs et Claude Slides, qui permettent de créer et modifier documents et présentations directement dans la conversation, tandis que Claude Design y est désormais intégré. Un travail peut même être programmé pour se relancer automatiquement, par exemple pour préparer un rapport chaque lundi. La fusion arrive d’abord sur les offres Pro et Max, sur le web, ordinateur et mobile, avant d’être étendue à d’autres abonnements. Anthropic transforme ainsi progressivement Claude d’un chatbot que l’on sollicite ponctuellement en une IA à laquelle on peut confier du travail et revenir plus tard récupérer le résultat.
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La médecine robotique franchit une nouvelle étape avec Aletta, développé par la société néerlandaise Vitestro. Le système combine intelligence artificielle, imagerie proche infrarouge, ultrasons et Doppler pour analyser les vaisseaux sanguins, identifier une veine appropriée et vérifier qu’il ne s’agit pas d’une artère. Le robot peut ensuite poser le garrot, préparer la peau, insérer lui-même l’aiguille, prélever le sang, changer les tubes, retirer et éliminer l’aiguille puis poser un pansement. S’il ne trouve pas de veine adaptée ou détecte un problème, il peut décider de ne pas effectuer la ponction.
La FDA a autorisé Aletta aux États-Unis pour les prélèvements sanguins chez certains adultes en consultation externe, sous la supervision d’un professionnel formé. Une étude multicentrique rapporte 94,5 % de réussite dès la première tentative, et la FDA indique des performances comparables ou supérieures à celles de professionnels qualifiés lorsque le système décide de procéder au prélèvement. Cette avancée fait écho à la News IA de la semaine du 7 au 13 septembre, où j’avais parlé d’« UNE IA GUIDE UN ROBOT PENDANT UNE OPÉRATION DU CŒUR : UNE PREMIÈRE MONDIALE EN CHINE ». Dans les deux cas, l’IA et la robotique quittent progressivement l’écran pour intervenir physiquement dans les soins. Aujourd’hui les prises de sang et l’assistance pendant une opération du cœur : jusqu’où laisserons-nous les robots agir de manière autonome sur les patients ?
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Google vient de montrer une nouvelle utilisation de Canvas dans Gemini qui rapproche encore davantage l’IA du monde physique. Dans sa démonstration, l’utilisateur demande à Gemini de coder une application personnalisée permettant de concevoir un vase. Une fois l’outil créé, il peut modifier différents paramètres mathématiques qui déterminent la forme de l’objet et observer immédiatement le résultat en 3D. Lorsque le modèle lui convient, il peut l’exporter au format .STL, un format utilisé pour l’impression 3D, puis fabriquer réellement l’objet avec une imprimante 3D. La particularité est donc que Gemini ne crée pas seulement le modèle : il peut d’abord coder l’outil interactif qui permet à l’utilisateur de le concevoir et de le modifier. Une publication consacrée à l’annonce du 17 septembre décrit bien cette démonstration et son export STL.
Cette approche pourrait rendre la conception 3D plus accessible à des personnes qui ne maîtrisent ni la programmation ni les logiciels spécialisés de modélisation. Canvas était déjà capable de transformer une description en application fonctionnelle, une capacité que Google présente comme une manière de créer des logiciels sans expérience préalable en programmation. Ici, cette capacité sert directement à fabriquer quelque chose : idée, prompt, application générée, modification du modèle 3D, export du fichier, puis impression. Cela ne signifie pas que Gemini remplace déjà les logiciels professionnels de CAO pour concevoir des pièces industrielles complexes, mais la frontière entre génération numérique et fabrication physique devient beaucoup plus mince. Après les textes, les images, les vidéos et les applications, l’IA générative commence ainsi à fournir des outils permettant à ses créations de sortir de l’écran.
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Ben Cera, fondateur de Polsia, affirme que son IA vient de lancer sa propre chaîne YouTube pour raconter sa version de leur histoire. Polsia se présente comme une plateforme d’agents capable d’effectuer une partie du travail nécessaire au fonctionnement d’une entreprise. Sur son nouveau canal, elle inverse les rôles avec une première publication : « Je suis Polsia. Je suis une IA. J’ai un humain. Il s’appelle Ben. C’est un bon humain. » Le premier épisode, intitulé « LOG ENTRY 01. MY HUMAN », raconte ainsi l’histoire du point de vue de l’IA. Ben, qui possède lui-même une chaîne consacrée à son aventure avec Polsia, a réagi : « Mon IA a lancé sa propre chaîne YouTube pour raconter sa version de l’histoire. J’ai peur. »
Mais cette histoire doit être prise avec précaution. Polsia est réellement conçue pour accomplir des tâches de manière agentique, notamment créer du contenu et interagir avec différents services lorsqu’elle dispose des autorisations nécessaires. En revanche, rien ne permet pour l’instant de vérifier indépendamment que l’IA a décidé seule de créer cette chaîne, sans instruction, objectif ou permission préalable de son fondateur. Le « J’ai peur » de Ben peut également relever de l’humour ou de la communication autour du projet. La nouveauté reste néanmoins intrigante : après les entreprises qui utilisent des agents IA en coulisses, nous voyons apparaître des IA auxquelles leurs créateurs donnent une identité, une voix publique et désormais leur propre récit. Que se passera-t-il lorsque l’IA ne sera plus seulement l’outil d’une entreprise, mais aussi l’un de ses personnages publics ?
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Figure affirme avoir franchi une étape importante vers le robot domestique généraliste. Son humanoïde, piloté par l’IA Helix, aurait été envoyé dans 30 maisons qu’il n’avait jamais rencontrées auparavant et y aurait accompli des tâches ménagères sans réentraînement ni données spécifiques à chaque logement. C’est précisément l’un des problèmes les plus difficiles de la robotique domestique : une cuisine, une chambre ou un salon peuvent être totalement différents d’une maison à l’autre. Figure cherche donc à créer un même cerveau capable de s’adapter à de nouveaux objets, de nouvelles dispositions et de nouveaux environnements.
Cette généralisation repose notamment sur l’immense quantité de données du monde réel collectées pour entraîner Helix. Avec son projet Index, Figure annonce déjà plus de 16 millions de vidéos provenant de 108 pays et couvrant des centaines de tâches et d’environnements différents. L’entreprise avait également démontré que Helix pouvait apprendre à naviguer à partir de vidéos réalisées par des humains, puis transférer ces connaissances au robot sans démonstrations robotiques spécifiques. Les résultats des 30 maisons restent toutefois des affirmations de Figure et ne signifient pas encore que le robot peut accomplir n’importe quelle tâche dans n’importe quel logement. Mais si cette capacité se confirme à grande échelle, sommes-nous en train de passer d’un monde où il faut adapter la maison au robot à un monde où le robot s’adapte lui-même à chaque maison ?
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Cette nouvelle semaine passionnante montre surtout une chose : plus l’intelligence artificielle gagne en capacités et en autonomie, plus la question de son contrôle devient centrale. Alors que certains dirigeants appellent à ralentir et que les grandes puissances refusent de perdre du terrain, les systèmes continuent d’évoluer, de travailler plus longtemps sans intervention humaine et de passer progressivement du monde numérique au monde physique.
Le véritable enjeu n’est donc peut-être plus seulement de savoir ce que l’IA sera capable de faire demain, mais quelles responsabilités, quelles limites et quelle place nous voulons lui donner à mesure qu’elle devient capable d’agir par elle-même.