11 Septembre 2026
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Une nouvelle semaine où l’intelligence artificielle repousse encore les frontières du possible, tout en soulevant des questions de plus en plus difficiles. Alors qu’un chercheur ayant travaillé chez OpenAI et Anthropic alerte sur les risques d’une course incontrôlée à la superintelligence, la Chine prépare ses robots humanoïdes à des usages militaires. Dans le même temps, l’IA s’installe toujours plus profondément dans notre quotidien : Apple veut faire de son premier iPhone pliable un véritable hub personnel d’IA, OpenAI transforme de simples dessins en images avec ChatGPT Images 2.5, et Meta développe des agents capables d’acheter et de négocier à notre place.
Mais c’est peut-être dans la science et la médecine que le changement devient le plus spectaculaire. L’IA ne sert plus seulement à analyser des données ou à assister les chercheurs : elle participe désormais à la découverte de médicaments, s’attaque à des problèmes scientifiques complexes et commence même à guider des machines dans le monde réel.
Voici les actualités qui ont marqué l’intelligence artificielle, la semaine du 7 au 13 septembre 2026.
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Après trois années consacrées à la recherche sur le pré-entraînement chez OpenAI puis Anthropic, Jacob Coxon a démissionné d’Anthropic en lançant un avertissement particulièrement grave. Selon lui, aucune des deux entreprises « n’agit de manière responsable » : elles seraient engagées dans une course vers une superintelligence capable de s’améliorer elle-même, avec des systèmes qui pourraient bientôt devenir surhumains dans de nombreux domaines, mener des cyberattaques extrêmement avancées et acquérir davantage de pouvoir et de ressources.
Coxon affirme surtout que les personnes qui développent ces technologies « pensent sincèrement qu’elles pourraient tous nous tuer d’ici la fin de la décennie ». Selon lui, cette inquiétude existe réellement au sein des laboratoires, même si certains dirigeants et chercheurs adoptent publiquement un discours plus mesuré. Il décrit Anthropic comme particulièrement consciente des risques, mais prise dans une course où chacun estime devoir avancer parce que les autres avanceront. Il appelle donc les chercheurs à remettre en question cette logique et évoque même des accords de ralentissement entre laboratoires, voire une suspension temporaire de l’amélioration des capacités des modèles. Si ceux qui construisent la superintelligence craignent eux-mêmes de ne plus pouvoir la contrôler, faut-il continuer cette course ?
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2. APRÈS LES AVOIR FAIT COURIR, DANSER ET BOXER LORS DES JEUX DE PÉKIN, LA CHINE PRÉPARE SES ROBOTS HUMANOÏDES À LA GUERRE
Dans News IA de la semaine du 24 au 30 Août 2026, j’avais parlé des Jeux mondiaux des robots humanoïdes de Pékin, où des machines avaient couru, dansé, boxé et participé à différentes compétitions. Quelques jours seulement après la fin des Jeux, le journal officiel de l’Armée populaire de libération appelait déjà les chercheurs à accélérer le transfert de ces technologies des laboratoires vers les terrains d’entraînement militaire. Une enquête de Reuters portant sur plus de 100 documents révèle aujourd’hui que la Chine accélère ses recherches sur l’utilisation des humanoïdes au combat et prépare leur éventuel déploiement en temps de guerre.
Les scénarios étudiés vont bien au-delà de la logistique : robots infiltrés derrière les lignes ennemies, reconnaissance et patrouilles, mais aussi assauts de bâtiments aux côtés de soldats. Des chercheurs militaires chinois ont même modélisé une unité composée de six robots chargés de progresser étage par étage et pièce par pièce dans un bâtiment occupé par l’ennemi. Un article du PLA Daily envisageait à terme un passage du « soutien au combat » au « combat principal ». Mais ces humanoïdes ne sont pas encore des soldats opérationnels : Reuters n’a trouvé aucune preuve que la Chine ait déployé un humanoïde armé dans une unité active, et d’importants problèmes d’autonomie, de fiabilité et de perception restent à résoudre.
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3. APPLE LANCE SON PREMIER IPHONE PLIABLE À 1 999 $ ET VEUT FAIRE DU SMARTPHONE UN « HUB D’IA PERSONNEL »
Apple entre pour la première fois sur le marché des smartphones pliables avec l’iPhone Duo, proposé à partir de 1 999 $. Fermé, l’appareil adopte un format proche de celui d’un passeport ; ouvert, il dévoile un écran de 7,6 pouces permettant notamment d’utiliser plusieurs applications simultanément. Équipé de la nouvelle puce A20 Pro et du modem C2 conçu par Apple, le Duo sera disponible à partir du 23 octobre. Apple a également présenté les iPhone 18 Pro et 18 Pro Max, qui restent au format classique et démarrent respectivement à 1 199 $ et 1 299 $, soit 100 $ de plus que la génération précédente. Malgré son arrivée plusieurs années après Samsung, Huawei et d’autres concurrents, IDC estime qu’Apple pourrait déjà s’emparer de 40 % du marché des smartphones pliables d’ici fin 2027.
Mais Apple ne présente pas seulement ses nouveaux iPhone comme des smartphones plus puissants. Son nouveau CEO, John Ternus, veut faire de l’iPhone un véritable « hub d’IA personnel », capable d’exécuter autant que possible l’intelligence artificielle directement sur l’appareil afin de mieux protéger les données des utilisateurs. La puce A20 Pro, également intégrée aux iPhone 18 Pro et Pro Max, doit notamment permettre de faire fonctionner des modèles d’IA avancés localement, tandis qu’une nouvelle version de Siri a été présentée. Apple arrive tard sur le marché des pliables, mais sa combinaison matériel, IA et confidentialité peut-elle lui permettre de rattraper ses concurrents et de s’imposer face à Samsung et Huawei ?
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4. OPENAI LANCE CHATGPT IMAGES 2.5 : DESSINEZ UNE IDÉE, CHATGPT PEUT DÉSORMAIS LA TRANSFORMER EN IMAGE
OpenAI lance ChatGPT Images 2.5, une nouvelle génération de son outil de création d’images, annoncée comme plus rapide, plus précise et plus fidèle aux instructions. Mais l’une des nouveautés les plus intéressantes est Sketch : au lieu de chercher les mots ou le prompt parfait pour décrire ce que vous imaginez, vous pouvez désormais le dessiner directement dans ChatGPT et montrer précisément à l’IA ce que vous avez en tête. Il suffit de taper « @ Sketch » dans ChatGPT pour commencer à dessiner. OpenAI introduit également des templates pour démarrer à partir de formats populaires comme des affiches ou des produits dérivés, puis les personnaliser.
Images 2.5 améliore aussi la retouche : les utilisateurs peuvent commenter directement une image pour indiquer ce qu’ils souhaitent modifier, tandis que le modèle cherche à conserver les autres éléments et les détails cohérents au fil des éditions. Le lancement s’accompagne de deux nouveaux modèles pour l’API : GPT-Image-2.5 Flare, orienté vers la rapidité, et GPT-Image-2.5 Sunburst, destiné aux créations plus détaillées nécessitant davantage de précision. ChatGPT Images 2.5 est déployé sur desktop, mobile et web pour les utilisateurs de ChatGPT, ChatGPT Work et Codex.
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5. UN CHERCHEUR UTILISE CHATGPT POUR CONCEVOIR UN CANDIDAT-MÉDICAMENT CONTRE LA SCHIZOPHRÉNIE DANS SON GARAGE ET LE TESTE SUR DES SOURIS
Douglas Yao, chercheur en biologie computationnelle formé à Harvard, affirme avoir utilisé ChatGPT pour concevoir PAC-3310, un composé expérimental destiné au traitement de la schizophrénie, avant de le synthétiser dans un laboratoire de chimie qu’il a construit dans son garage. PAC-3310 cible sélectivement le récepteur muscarinique M4, une voie étudiée comme alternative aux mécanismes traditionnels des antipsychotiques. Yao explique avoir utilisé des modèles d’IA avancés et la robotique pour accélérer son travail de découverte de médicaments.
Le chercheur affirme ensuite avoir testé PAC-3310 sur des souris et observé une réduction de l’hyperactivité provoquée par le MK-801, un modèle expérimental utilisé dans la recherche sur les antipsychotiques. Ces résultats restent toutefois précliniques et sont, à ce stade, principalement rapportés par Yao lui-même : ils ne démontrent ni l’efficacité ni la sécurité du composé chez l’être humain. Jusqu’où l’IA pourrait-elle réduire les moyens nécessaires pour découvrir de nouveaux médicaments et permettre à un chercheur seul d’accomplir un travail qui nécessitait autrefois des équipes entières ?
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6. ALPHAGENOME ATLAS : GOOGLE UTILISE L’IA POUR CARTOGRAPHIER 9 MILLIARDS DE MUTATIONS DU GÉNOME HUMAIN
Google DeepMind vient de lancer AlphaGenome Atlas, une immense base de données alimentée par l’IA qui cartographie l’impact moléculaire prédit de plus de 9 milliards de mutations possibles du génome humain. AlphaGenome a analysé pratiquement chaque substitution possible d’une seule « lettre » de notre ADN afin d’anticiper comment ces changements pourraient notamment affecter l’expression des gènes, l’épissage de l’ARN et d’autres mécanismes biologiques. L’Atlas représente environ 1 pétaoctet de données, soit plus de 30 fois la taille de la base AlphaFold.
L’objectif est de permettre aux scientifiques d’identifier beaucoup plus rapidement les mutations susceptibles de jouer un rôle dans les maladies et certains caractères biologiques, y compris dans les régions non codantes qui représentent environ 98 % du génome. Des chercheurs utilisent déjà AlphaGenome Atlas pour étudier des maladies rares et analyser les génomes de dizaines de milliers de personnes. Google DeepMind rend désormais cette gigantesque carte consultable gratuitement pour la recherche non commerciale. Après avoir utilisé l’IA pour transformer notre compréhension des protéines avec AlphaFold, sommes-nous en train d’entrer dans une nouvelle ère où l’IA nous aidera à comprendre les conséquences de chaque modification possible de notre propre ADN ?
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7. SUNO LANCE V6 AVEC WARNER ET BMG : CRÉEZ DE LA MUSIQUE AVEC DU TEXTE, DES IMAGES, DES VIDÉOS ET MODIFIEZ UN MORCEAU PAR SIMPLE PROMPT
Suno lance v6, une nouvelle génération de modèles de création musicale développée avec des partenaires de l’industrie, notamment Warner Music Group, BMG et Believe. La gamme comprend trois modèles : v6, conçu pour offrir davantage de précision et de contrôle ; v6-wild, volontairement plus imprévisible et expérimental ; et v6-mini, une version plus rapide accessible à tous, y compris gratuitement. Les trois modèles comprennent mieux le vocabulaire utilisé par les musiciens, notamment les voix, les instruments, la structure, l’ambiance et les références musicales.
Mais v6 transforme surtout la manière d’interagir avec la musique générative. Il devient possible de créer de la musique à partir de texte, d’audio, d’images ou de vidéos, puis de modifier une partie précise d’un morceau avec une instruction en langage naturel sans devoir tout recréer. Suno permet également de combiner plusieurs créations, d’isoler un instrument pour construire un nouveau beat ou encore de remplacer un seul mot dans les paroles. Après des années de tensions entre l’IA générative et l’industrie musicale, le rapprochement de Suno avec des acteurs comme Warner et BMG annonce-t-il une nouvelle étape où artistes, labels et IA construiront ensemble les outils de création musicale ?
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8. META LANCE MUSE : SON AGENT IA PEUT ACHETER, NÉGOCIER ET AGIR À VOTRE PLACE, MALGRÉ DES PROBLÈMES DE SÉCURITÉ DÉCOUVERTS LORS DES TESTS
Meta lance Muse, son nouvel agent d’IA personnel capable d’effectuer des tâches sur Internet et dans les services auxquels l’utilisateur lui donne accès. Contrairement à un chatbot qui se contente de répondre, Muse peut agir : envoyer des e-mails, remplir des formulaires, organiser certaines réservations ou encore effectuer des achats. Sur Facebook Marketplace, l’agent peut notamment rechercher des produits et négocier avec des vendeurs. Il peut également poursuivre certaines tâches en arrière-plan et revenir vers l’utilisateur lorsqu’une décision ou une autorisation est nécessaire.
Mais ce niveau d’autonomie soulève un problème majeur : pour agir efficacement, un agent doit pouvoir accéder à des informations parfois très sensibles. Selon Reuters, les tests internes de Muse ont révélé des problèmes de fiabilité et de sécurité, notamment des cas d’exposition non autorisée de données personnelles sensibles. Meta a depuis renforcé ses protections, notamment avec un environnement virtuel isolé et un système de contrôle chargé de surveiller les actions de l’agent. À mesure que les IA passent de simples assistants à des agents capables d’acheter, de communiquer et de prendre des initiatives à notre place, sommes-nous prêts à leur confier autant d’accès à notre vie numérique ?
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9. OPENAI : 10 000 AGENTS IA RÉSOLVENT EN 88 HEURES L’UN DES PROBLÈMES MATHÉMATIQUES LES PLUS DIFFICILES AU MONDE
OpenAI affirme avoir trouvé une solution au problème de Navier–Stokes, l’un des sept « problèmes du prix du millénaire », resté sans réponse pendant près de 90 ans. Pour y parvenir, l’entreprise a mobilisé environ 10 000 agents IA coordonnés fonctionnant avec un nouveau modèle interne encore en entraînement, présenté comme significativement plus puissant que GPT-6 Astra. Après environ 88 heures de recherche, les agents ont produit une démonstration selon laquelle un fluide initialement régulier peut développer une singularité en un temps fini : un vortex se resserre et s’allonge progressivement tandis que sa vitesse augmente sans limite.
L’ampleur de l’expérience est presque aussi spectaculaire que le résultat : 2,7 millions de messages et environ 130 milliards de tokens de sortie ont été nécessaires pour le seul travail sur Navier–Stokes, avant 17 heures supplémentaires de formalisation et de vérification avec GPT-6 Astra dans Lean. OpenAI ne compte pas réclamer le prix d’un million de dollars et présente surtout cette expérience comme une démonstration de la vitesse à laquelle progressent ses systèmes. Après les centaines d’agents coordonnés observés récemment, on passe désormais à environ 10 000 agents capables de travailler ensemble pendant plusieurs jours sur un problème scientifique majeur. Sommes-nous en train d’entrer dans une époque où certaines découvertes scientifiques pourront être réalisées principalement par des équipes d’agents IA ?
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10. AU KENYA, UNE IA TRADUIT EN TEMPS RÉEL LES COURS DES PROFESSEURS EN LANGUE DES SIGNES
Au Kenya, la start-up ZeroBionic a développé un bras robotisé capable de convertir en temps réel la voix d’un professeur en langue des signes. L’objectif est de permettre aux élèves sourds et malentendants de suivre les mêmes cours que leurs camarades entendants. Le besoin est considérable : près de 300 000 enfants kényans souffrent d’un handicap auditif, alors que seulement 20 000 étaient scolarisés en 2024. ZeroBionic affirme que son système atteint 92 % de précision dans la traduction de la parole vers les signes.
Mais traduire la parole ne suffit pas. L’un des principaux obstacles est le manque de données standardisées en langues des signes africaines, notamment pour les termes scientifiques, technologiques et mathématiques. ZeroBionic travaille donc avec des enseignants sourds équipés de combinaisons de capture de mouvements afin d'enregistrer de nouveaux signes et d'enrichir sa base de données. Fabriqué localement, notamment grâce à l’impression 3D et à des matériaux recyclés, chaque bras coûte environ 350 dollars. La technologie est déjà présente dans 78 écoles au Kenya. Et si l’IA pouvait contribuer à faire tomber l’une des barrières qui empêchent encore des milliers d’enfants d’accéder pleinement à l’éducation ?
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11. UNE IA GUIDE UN ROBOT PENDANT UNE OPÉRATION DU CŒUR : UNE PREMIÈRE MONDIALE EN CHINE
En Chine, une équipe de l’hôpital général de l’Armée populaire de libération a utilisé un robot à ultrasons guidé par intelligence artificielle lors d’une intervention sur un patient de 48 ans atteint d’une malformation cardiaque congénitale. L’IA servait à la fois de système d’observation et de navigation : elle permettait au robot de scanner les tissus cardiaques, de localiser la lésion et de se déplacer de manière autonome pendant l’intervention. Contrairement aux systèmes chirurgicaux nécessitant un contrôle humain à distance continu, le robot pouvait ainsi effectuer certaines tâches de façon autonome, avec une précision annoncée comme submillimétrique.
L’intervention consistait en une fermeture par cathétérisme, une procédure mini-invasive permettant de corriger certaines anomalies structurelles du cœur sans chirurgie à cœur ouvert. Pour l’équipe chinoise, cette technologie pourrait à terme réduire la dépendance à une expertise échographique extrêmement spécialisée et faciliter l’accès à certaines interventions cardiovasculaires complexes dans davantage d’établissements. L’hôpital envisage également des applications dans l’imagerie diagnostique rapide et le triage d’urgence. Après les robots qui assistent les chirurgiens, sommes-nous en train de voir apparaître des machines capables d’accomplir de manière autonome une partie croissante des gestes nécessaires à une intervention ?
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12. DEEPSEEK LANCE V4.1 FLASH : JUSQU’À 0,003 $ PAR MILLION DE TOKENS ET DES PERFORMANCES QUI DÉPASSENT V4 PRO
DeepSeek vient de lancer V4.1 Flash, un nouveau modèle conçu pour être à la fois très performant, rapide et particulièrement économique. Il peut notamment écrire et corriger du code, utiliser des outils, naviguer dans des environnements informatiques et accomplir des tâches complexes en plusieurs étapes. DeepSeek affirme même que ce nouveau modèle Flash surpasse désormais son précédent V4 Pro sur plusieurs critères. Autrement dit, des capacités qui nécessitaient auparavant un modèle plus puissant et plus coûteux deviennent accessibles avec un modèle pensé pour fonctionner rapidement et à grande échelle.
C’est là que le prix prend toute son importance. Aux heures creuses, DeepSeek facture seulement 0,003 $ par million de tokens d’entrée déjà présents dans le cache, 0,15 $ pour les nouvelles entrées et 0,60 $ pour les réponses générées. À de tels tarifs, une entreprise peut envisager de faire fonctionner beaucoup plus souvent ses agents IA : analyser des documents, traiter des demandes clients, programmer, effectuer des recherches ou automatiser des processus entiers, sans que chaque utilisation représente un coût important. Dès le 14 septembre, DeepSeek prévoit même de remplacer V4 Pro par V4.1 Flash pour les requêtes qui lui étaient destinées.
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13. DES DRONES FPV CAPABLES D’INTERVENIR EN 15 SECONDES CONTRE LES FUSILLADES DANS LES ÉCOLES AMÉRICAINES
Des écoles américaines commencent à déployer Campus Guardian Angel, un système de drones d’intervention conçu pour réagir dès qu’une menace armée est signalée. Placés dans des boîtiers sécurisés à différents endroits de l’établissement, ces drones sont pilotés à distance par des opérateurs professionnels. Ils peuvent traverser rapidement les couloirs, franchir certaines vitres et atteindre un assaillant en une quinzaine de secondes. Une fois sur place, ils peuvent utiliser des lumières, des sirènes et du gel au poivre pour désorienter ou neutraliser la menace, voire percuter physiquement l’assaillant.
La technologie commence désormais à quitter le stade des démonstrations. Au moins neuf écoles en Floride, Géorgie et Colorado doivent être équipées du dispositif, tandis que la Géorgie a consacré 550 000 dollars à un programme pilote dans cinq établissements. Contrairement à ce que pourrait laisser penser leur fonctionnement, ces drones ne sont pas autonomes et ne sont pas pilotés par une IA : des humains les contrôlent à distance. Inspirée notamment par l’utilisation des drones dans la guerre en Ukraine, cette nouvelle approche pourrait considérablement réduire le délai d’intervention lors d’une attaque. Face à la multiplication des fusillades dans les écoles américaines, le déploiement de ces drones permettra-t-il réellement de réduire le nombre de victimes et l’impact de ces attaques ?
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Cette semaine illustre finalement toute l’ambivalence du moment que nous vivons. Les possibilités offertes par l’intelligence artificielle deviennent de plus en plus concrètes : accélérer la recherche scientifique, imaginer de nouveaux traitements, rendre l’éducation plus accessible ou confier davantage de tâches à des agents et à des robots.
Cependant, à mesure que ces possibilités grandissent, les avertissements deviennent eux aussi plus difficiles à ignorer. Lorsqu’un chercheur passé par OpenAI et Anthropic affirme que certains acteurs de cette industrie pensent réellement que la course à la superintelligence pourrait mettre l’humanité en danger, la question mérite d’être entendue au-delà des scénarios de science-fiction. Le défi des prochaines semaines sera peut-être moins de découvrir jusqu’où l’IA peut aller que de décider jusqu’où nous voulons la laisser aller.
Et pendant que cette technologie continue d’évoluer, il devient tout aussi important de comprendre comment l’utiliser et comment mieux communiquer avec elle. C’est précisément l’objectif de mes livres Comment Utiliser l’IA Sans Coder, pour apprendre à exploiter concrètement l’intelligence artificielle sans compétences techniques, et Comment Maîtriser Les Prompts, pour apprendre à formuler de meilleures instructions et obtenir de l’IA des résultats plus précis et plus utiles. Les deux livres sont disponibles sur Amazon, ainsi qu’en livre audio sur Apple Books, Spotify et Audible.
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